Patrik Arnold - 100 jours après la transplantation

08.12.2016

 

En mars 2016, Patrik Arnold a reçu le diagnostic ravageur de leucémie. Pour guérir, il avait besoin d’une transplantation de cellules souches du sang. Par chance, on lui a trouvé un donneur approprié en peu de temps. Plus de 100 jours se sont écoulés depuis sa transplantation de cellules souches du sang. Patrik a ainsi surmonté une phase délicate. Dans l’interview, il nous explique comment il se porte aujourd’hui.

 


Image: Patrik en octobre 2016.

Quelles pensées vous traversèrent l’esprit lorsque vous avez reçu les cellules souches du sang d’un donneur ?

 

Ma toute première pensée releva plutôt de la surprise amusée : « C’est cette poche qui doit me sauver la vie ?! ». Je n’ai jamais perdu mon sens de l’humour. Au moment de la transplantation, j’étais très heureux malgré les effets indésirables de la chimiothérapie que je ressentais violemment dans tout mon corps.

 

J’ai pu observer les cellules souches du sang s’écouler dans mon corps pour aller y former un nouveau système immunitaire sain. Des cellules souches du sang qu’un inconnu m’avait données volontairement. J’ai alors compris quel beau sentiment on doit éprouver à être donneur. Tous les jours, je remercie mon sauveur pour sa bonne action.

Combien de temps avez-vous dû rester à l’hôpital ?

 

J’ai passé 40 jours à l’hôpital pour la transplantation de cellules souches du sang. Mais cela ne représente qu’un tiers de la durée totale de mon hospitalisation.

Avez-vous connu des complications après la transplantation ?

 

Chaque chimiothérapie s’accompagne de complications, plus ou moins graves. On se prépare toujours au pire mais mon organisme a été épargné par les grosses complications.

Comment avez-vous vécu les 100 premiers jours suivant la transplantation ?

 

Au vu du risque de réaction de rejet, on doit se rendre régulièrement à l’hôpital pour des contrôles pointus. Pour moi, ce risque s’amoindrit désormais de jour en jour. Sinon, j’essaie de nouveau de retrouver mon quotidien.

Comment vous portez-vous aujourd’hui ?

 

Je suis satisfait du déroulement de ma guérison. Mais il est frappant de voir à quel point le corps a besoin de temps pour se réhabituer au quotidien.

Avez-vous pu contribuer activement au processus de guérison ?

 

Oui, bien sûr. J’ai appris à écouter mon corps. Certains jours, on a la force d’entreprendre quelque chose. Mais parfois on est juste heureux d’apprécier le temps passé à la maison. L’essentiel est d’être satisfait de sa situation.

 


Image: Patrik a passé 40 jours à l’hôpital pour la transplantation

En juin, vous avez même organisé une action d’enregistrement en faveur des patients. D’où tirez-vous votre énergie ?

 

Beaucoup ignorent à quel point il est facile de sauver une vie. Il n’est qu’à voir ce que j’ai réussi à faire. Ce qui m’a donné le plus d’énergie c’est le souhait que d’autres leucémiques bénéficient de la même chance que moi. C’était ma manière à moi de dire « merci » à mon donneur.

Y a-t-il quelque chose qui vous ait aidé en particulier depuis l’annonce du diagnostic de leucémie?

 

J’ai toujours pu m’appuyer sur ma famille, mes amis et connaissances. Personne ne m’a laissé tomber. Je dois dire que je suis heureux de vivre à la campagne. On s’y occupe les uns des autres et on se tient les coudes pendant les périodes difficiles.

Y a-t-il des événements ou impressions liés à votre maladie qui vous ont particulièrement  marqué / que vous aimeriez partager ?

 

Toute mon histoire constitue une immense expérience de vie. J’ai rencontré beaucoup de gens et pris connaissance de belles histoires mais aussi de destins tristes.

 

Le diagnostic de leucémie change chaque personne. Même mon entourage jette un regard différent sur certaines choses. Tout le monde doit comprendre que la santé n’est pas acquise.  

 

Je saisis l’occasion pour remercier à nouveau mon voisin de chambre Dani pour les moments agréables passés ensemble. Il m’a beaucoup appris et m’a toujours redonné courage. Je lui souhaite, à lui et à sa famille, une excellente santé et tout le bonheur possible : « Tu y arriveras ! ».

Avez-vous des projets pour la période à venir ?

On ne peut plus faire de projets très longtemps à l’avance, comme avant. Mais je veux reprendre dès que possible mon travail ainsi que mes loisirs, dont le hockey inline, le ski, la moto, entre autres.

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